Transition Écologique Agriculture Alimentation Transports

Les revendications

“L’urgence est climatique”
“La transition n’est pas l’heureuse opportunité mais une absolue nécessité”
“Pour répondre à la diversité, imaginer plein de petits morceaux adaptés, au lieu de construire des solutions globales”
“L’écologie, c’est rationaliser les moyens et prélever le moins possible sur la nature”
“Changer de modèle économique, qui est un modèle prédateur. En gagnant du temps maintenant, on en perd du futur.”

Urgence climatique

  • Déclarer l’urgence climatique, comme pour le terrorisme.
  • Il faut reforester. Trop de béton. Nous n’aurons plus de nourriture avec le réchauffement climatique. En Amérique du Sud, il y a beaucoup d'effets du changement climatique.
    Par exemple les ouragans, qui vont générer des migrations des populations touchées.
  • La transition doit être incitative en permettant des économies (transport, services de proximité…).
    Pour le moment, ce sont des politiques coûteuses et donc clivantes : changer de voiture, isoler son logement, changer de chaudière…
  • La transition doit être beaucoup plus vaste : le monde agricole, les entreprises…
    La relocalisation des emplois (moins de consommation d’essence, rouvrir les lignes fermées, bus gratuits…) implique des mesures politiques nationales.
  • Interdiction d’importation de tout produit dont la filière ne respecte pas l’environnement et l’humain
    (production non-encadré écologiquement, dictatures ou absence de démocratie, Pays en guerre ou maintenu en guerre, exploitation des enfants, des humains,
    des animaux, ou la destruction d’écosystèmes essentiels).
  • Le seul moyen qui reste est le judiciaire - Action de justice “L’Affaire du siècle” contre l'État, pour inaction dans la diminution des gaz a effet de serre.
    https://laffairedusiecle.net
  • Respecter et accélérer les 3 grands engagements : Agriculture - Transports - Isolation des bâtiment.
  • Mettre fin à la pression des lobbies : ils établissent les normes et sont néfastes pour une révolution respectueuse de l’environnement.
  • Investir dans la recherche pour la transition écologique.
  • Rendre obligatoire un service civique et écologique (3 mois).
  • Respect du vivant, de la biodiversité, du bien commun, de l’intérêt général :
  • Entrer la terre, l’air et l’eau dans la Constitution comme des biens communs, à protéger comme tels ;
    Inverser la hiérarchie des normes libérales et prédatrices actuelles, rendre aux citoyens les biens communs avec un vrai pouvoir décisionnel
  • Inciter les gens à prendre conscience de leur empreinte écologique. Proposé par WWF :
    https://www.wwf.ch/fr/vie-durable/calculateur-d-empreinte-ecologique
    Faire ce test (voiture, chaudière, etc) nous donne une idée de notre consommation de CO2.

Énergie

  • L'industrie doit prendre en compte le coût environnemental élevé des énergies fossiles.
  • Abandon du nucléaire civil et militaire au plus tard en 2050. C'est un gouffre financier, obsolète et très dangereux.
    Développement de filières alternatives et création d’emplois liés à ces nouvelles filières et au démantèlement.
  • Interdiction immédiate du gaz de schiste.
  • Voir scénario Negawatt pour une transition énergétique : https://negawatt.org/scenario/
  • D’autres choix économiques sont possibles que ces dépenses exorbitantes : 8 millards dans EPR ou compteurs Linky 
    Les compteurs Linky durée de vie courte, ce sont des matériaux non recyclable
  • Exiger la transparence sur les contrats liés aux énergies, et réguler ; fin des monopoles de quelques grands groupes.
  • Renationaliser la production d’énergie, les autoroutes et le ferroviaire
  • Taxer les produits importés des pays non vertueux en matière de CO2, faire bouger les traités internationaux.
  • Diminuer la consommation d’énergie, l’économiser - Entre 18h et 22h (pic de consommation EDF), éteindre certains appareils électriques.
    De même pour les utilisations informatiques Tout le réseau consomme beaucoup d’électricité (recherche, archivage en ligne, messages…).
  • Sensibiliser les fabricants : appareils moins énergivores, ne restant pas en veille...
  • Interdire les écrans publicitaires lumineux et toutes les publicités murales
  • Les barrages : sources de régulation d'énergie en cas de pic de demande en électricité très importants
  • Retour à une régie publique des barrages hydroélectriques. La plupart des barrages appartiennent à Electricité de France.
    Ces barrages ont été nationalisés après guerre avec l'application du programme du CNR (Conseil National de la Résistance).
    Arrêt des privatisations - Aujourd'hui il faut les réquisitionner sans indemnisation, l'Etat à déjà payé !
  • Réutiliser moulins à eau (générant de l’électricité), retrouver le bon sens de nos anciens.
  • Favoriser la géothermie, les pompes à chaleur, la biomasse.
  • Favoriser la recherche d'énergies alternatives (cité : Energie dite « libre » ).
  • Favoriser l’isolation des habitats avec des prêts à taux 0% (plutôt que le changement de chaudière).
  • Rénover de manière massive : 500 000 logement par an.
  • Promouvoir l'isolation des maisons aux normes RT2012 => 55KWh/m2 = classement A et B.
    On peut facilement diviser la consommation par 4 (tout le budget passe dans le chauffage électrique).
  • Rénovation et isolation des habitations pour qu’elles ne soient pas des passoires thermiques avec vérification des travaux par des experts indépendants.
    Habitat indigne : développer la communication sur les des aides à l'amélioration de habitat.
  • Maison BBC : comment réduire son coût ? Economies réelles ? Pour le chauffage électrique : 3kw consommé pour 1 retrouvé au final,
  • Éviter l'écologie culpabilisante, aider au comportement des citoyens, préconisations : économie, sobriété et prévention.
  • Demande d’exemplarité à l’État pour une sobriété énergétique (éclairages, écrans publicitaires...).
  • Mettre beaucoup plus de moyens dans la recherche d’alternatives - Autonomie énergétique.
  • Transition énergétique, paradoxe d’aller vers le moins d’énergie possible :
    1 kg d’hydro-carbure nécessite 10 kw pour le produire, alors qu'1kg de biomasse n'en nécessite que 5kw - 2 L de fioul, c’est 3 de consommé.
    Les pellets sont une hérésie totale : on brûle ce qui peut absorber le carbone dans nos poêles et cheminées.

Véhicules, consommation, pollution

  • Pas d’extension de la voiture électrique : la production ne suffirait pas, les batteries sont très polluantes (minerais, déchets…), elles n’ont pas assez d'autonomie.
    Comme chaque appareil a une empreinte : si elle stocke, l’électricité stockée (batteries) coûte plus cher.
    Écologiquement une catastrophe.
  • Réparer les véhicules qui existent au lieu de produire sans cesse.
  • Primes à l’achat d’un véhicule neuf : 1 véhicule d’1 tonne = 7 tonnes d’extraction de matières premières.
  • Alternative carburant, l’hydrogène et le colza.
    Le GPL consomme plus que l'essence (kit pour diminuer de 40% la consommation) - Les véhicules GPL sont ceux qui polluent le moins.
  • Des voitures moins lourdes consommeraient moins d’essence.

Transports

  • Réouverture et entretien des petites lignes ferroviaires.
  • Remettre en place le Fret ferroviaire et fluvial, moins polluant, pour le transport des marchandises (et la route en complément).
  • Ne plus céder au lobbying du transport routier.
  • Pour la réahabilitation canal Nantes à Brest.
  • Favoriser le tramway.
  • Meilleur maillage de TER / Bus et réorganisation des correspondances, harmoniser les réseaux.
  • Favoriser la production et la distribution locales.
  • Instaurer la gratuité des transports de proximité, des bus en ville : moins de voitures, moins de pollution. Pour pallier au coût, contributions des entreprises.
  • Gratuité des transports en commun, couplé avec gratuité des parkings en extérieur des villes.
  • Taxer le kérosène des avions, commencer par les vols intérieurs.
    Augmenter les prix des billets d'avion. Aujourd’hui l’avion est moins cher que le train !
  • Taxation également pour les bateaux de transport de marchandises (haricots verts du Cameroun, fruits lointains… S’ils sont taxés fortement cela découragera les importations).

Agriculture et biodiversité

  • Développer l’agriculture raisonnée et bio -> une alimentation bien plus saine et respectueuse de l’environnement.
  • Supprimer immédiatement le glyphosate. Lien démontré désormais avec la maladie de Parkinson et certains cancer.
    Les abeilles sont décimées. Si rien n'est fait, en 2100 il n’y aura plus d’insecte.
  • Arrêt immédiat des fongicides et pesticides qui épuisent la terre. L’arrêt des pesticides, c’est maintenant.
    Les agriculteurs ne doivent plus les utiliser pour eux et pour nous.
    Si ces produits étaient facturés avec le coût de la santé, le traitement de l’eau, les algues vertes… ils seraient hors de prix.
    Pour le moment ce sont nos impôts et taxes qui paient les dégâts.
    Alternatives de transition, les autorisations sont bloquées et attendent l’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché).
  • Arrêtons les élevages industriels ! Maltraitance animale et l'une des causes du réchauffement climatique, beaucoup de consommation d'eau.
    La diminution de la consommation de viande est impérative, c'est aussi une question de santé publique.
  • Passer de la monoculture à la polyculture sans intrants chimiques, replanter des haies pour retenir l'eau… et retrouver la beauté des paysages.
  • Aider à la création d’emplois en production locale, enrayant la désertification.
  • Mettre des moyens pour permettre l'accès au foncier, pour faciliter le renouvellement des générations d’agriculteurs.
    Aujourd’hui, une installation en Bretagne pour 3 départs.
  • Développer les filières courtes, développer la production locale (marché central local).
  • Accompagner, aider les producteurs à effectuer une transition. La situation des agriculteurs est difficile aujourd'hui dans le conventionnel,
    avec le bio ils ont de meilleurs revenus et une meilleure santé, d'où l'intéreêt de mesures incitatives et davantage de formation.
  • Revoir la PAC.
  • Réorientation des aides à l’agriculture intensive vers le local pour une autonomie maximale.
  • Déblocage immédiat des subventions à l’agriculture biologique, en instance depuis 3 ans.
    Les producteurs bio sont obligés d’emprunter pour faire face (les agriculteurs conventionnels, eux, l’ont touchée).
  • Diminution des subventions pour l’agriculture industrielle pour aller vers la fin de l’agriculture intensive.
    Les aides en agriculture conventionnelle devraient être liées au cours mondial du produit et davantage éco-conditionnée
    (ex. le blé n'a pas généré de réduction d'aide alors que les cours étaient hauts).
  • Les Techniciens agricoles sont liés aux coopératives et leurs conseils ne visent qu'à vendre des produits.
    L’INRA ne travaille qu'avec des fonds privés : les recherches sont faites en fonction de ces fonds.
    Il faut que la recherche et le conseil reviennent dans la sphère publique !
  • Favoriser la reprise de fermes libérées (départs en retraite) par de jeunes agriculteurs, et non pas les gros exploitants agricoles qui s’agrandissent toujours davantage.
  • Favoriser une agriculture paysanne adaptée à chaque territoire.
  • Développer la permaculture ; que les plantes se défendent elles-mêmes contre les maladies et les nuisibles.
  • Collectiviser les terres agricoles.
  • Rétablir le droit aux paysans d’utiliser leurs propres semences rustiques, résistantes et adaptées au territoire. On ne peut disposer de la vie des plantes.
    L'interdiction de réutiliser ses propres semences est une aberration.
  • Développer la recherche dans la production de semences ≠ Fin de l’obligation d’acheter les semences aux grands groupes (Monsanto).
  • Remplacer les subventions aux gros céréaliers par des aides pour favoriser l'installation d'agriculteurs :
    Création d'une commission indépendante pour définir un prix plancher permettant aux agriculteurs de vivre de leur travail.
  • Taxer les importations qui ne répondent pas aux mêmes normes que les nôtres.
  • Fin de l’exportation qui concurrence les productions locales dans certaines régions du monde, appauvrissant ainsi leur économie locale
    (ex. à la Réunion qui ne peut pas produire au même prix).
  • Arrêt de l’artificialisation (bétonisation) des terres, souvent à l'inverse de la courbe démographique). Favoriser l’utilisation des locaux non occupés.
    Les terres agricoles disparaissent à raison de la surface d’1 département tous les 10 ans. Une fois la terre recouverte, il faut 50 ans pour en refaire de la terre cultivable.
  • Loi protégeant les zones bio-diversifiées. Contrôles et sanctions effectifs.
  • Protection des zones humides, aucune construction. Zones tampons, elles absorbent l’eau l’hiver, la filtrent et la restituent l’été.

Alimentation

  • Accélérer la suppression des insecticides, fongicides et produits dangereux utilisés dans l'agriculture
    Ex. 353 communes bretonnes “zéro phyto”, pesticides et engrais chimiques (2019)
    https://www.bretagne.bzh/jcms/prod_444045/fr/carrefour-des-gestions-locales-de-l-eau-remise-des-prix-zero-phyto-2019?lg=fr
  • Favoriser la production locale de qualité, Bio. Si les produits bio étaient plus nombreux, ils seraient moins chers.
  • Elevage bio et local sans souffrance animale.
  • Interdire les aliments - y compris ceux importés - contenant du glyphosate.
  • Produire et transformer au plus près du consommateur.
  • Pour les consommateurs, inciter à l’achat local et aux produits de saison et dénoncer les produits transformés ou conditionnés via des transports dans plusieurs pays
    (cueillette, épluchage, décorticage, cuisine, conditionnement…).
  • Quand on touche le smic : difficile de se mettre au bio ? Problème de prix. Le smic doit être 1400/1500 euros nets.
  • Alimentation 100% bio dans les cantines scolaires – Education populaire, éducation des enfants au goût.
  • Respecter les produits de saison, adopter une consommation éco-responsable.
  • Exiger la fin des pesticides, dangereux pour la santé et l'environnement ; Interdiction immédiate des pesticides (glyphosate) et des OGM.
  • Accentuer les contrôles avant la mise sur le marché de produits potentiellement toxiques.
  • Sanctionner les fabricants de produits contenant des produits toxiques.
  • Contribuer à mettre un terme à la mondialisation de la production alimentaire (poulets bretons en Afrique ou poudre de lait en Chine…)
    et à la quotation en bourse les premières denrées (blé, lait, café…)
  • Harmoniser entre les différents pays les dates limites de consommation, qui doivent être plus justes ;
    l’abus actuel des dates courtes, génère du gaspillage.
  • Remplacer le plastique par des emballages bio-dégradables.
  • Étiquetage Nutri-score qui permettrait davantage de transparence sur nos achats alimentaires. L’assemblée n’a pas à écouter les lobbies.

Voir l'action des “pisseurs involontaires de glyphosate” - Site en Bretagne : https://pig.log.bzh

Livre cité : “Désintoxiquez-vous” de Véronique Vasseur, Clémence Thévenot
Enquête sur les conséquences sanitaires liées aux produits toxiques du quotidien : pesticides, métaux lourds, additifs alimentaires, etc.

Voir l'article “ L’effondrement de la biodiversité met en péril l’alimentation mondiale ”
https://reporterre.net/L-effondrement-de-la-biodiversite-met-en-peril-l-alimentation-mondiale

Déchets et gaspillage

  • Consommer moins pour jeter moins.
  • Pénalisation de la pollution industrielle et obligation de réparations.
    Création d’une police anti-pollution.
  • Obligation de produits réparables et non pas jetables. Cela crée de l’emploi, de la valeur ajoutée, économise les ressources de la planète.
  • Et incitation par exemple en défiscalisant la main-d’œuvre dans les secteurs de la réparation.
  • Faire payer par foyer le poids des déchets - Calendrier poubelle jaune, on paye en fonction du passage. Pourquoi pas en fonction du poids ?
    – Effet pervers : les poubelles sont déposées ailleurs.
    – Tri comme par exemple la Suède, 7 bennes pour le tri des déchets.

Le gouvernement supprime les enquêtes publiques environnementales contre l’avis des citoyens

https://lareleveetlapeste.fr/le-gouvernement-supprime-les-enquetes-publiques-environnementales-contre-lavis-des-citoyens/?fbclid=IwAR1m0-_tfPTWRWkHtGtuWgcM66OAR2NDcxeClMPx3lyUq37-HalCWb_957Q

Voir les ateliers et débats sur ce thème :

Trégueux 8 février 2019

St-Brieuc 17 février 2019

Plérin 24 février 2019

Ploufragan 3 mars 2019

Hillion 8 mars 2019

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Commentaires

  • Jean Pierre Raumer
    • 1. Jean Pierre Raumer Le 18/02/2019
    Réutiliser les sites historiques des moulins à eau pour produire de l'électricité.

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