Santé, handicap, Solidarité

Les revendications

“Pas de médecine à 2 vitesses”
“L’âge ou le handicap ne doivent pas faire l’objet de discrimination et ne sont nullement des obstacles à revendiquer le droit fondamental à la dignité et à la justice sociale.”

Santé, en général

  • Suppression de la T2A (Tarification à l’activité).
  • Etablir une véritable politique de santé préventive et de médecine scolaire.
  • Développer une politique de prévention sexuelle.
  • Annulation de l’obligation des 11 vaccins supplémentaires.
  • Etablir une véritable politique de santé concernant les maladies maladies dégénératives comme la maladie d’Alzheimer, les maladies séniles ou les maladies psychiatriques.
  • Formation de médecins pour une prise en charge globale de ces maladies.
  • Pour une vraie politique de soutien des aidants, famille ou proches - Maladies au long cours, chroniques, pouvant durer des dizaines d’années.
    Certaines familles sans soutien se sentent isolées et sont complètement démunies.
    Ex. 800 000 à 1 million de personnes seront atteintes d’Alzheimer. La famille, en l’occurrence le conjoint, ne doit pas assumer seul les stigmates de cette maladie incurable.
  • Mettre fin au scandale de la psychiatrie : une majorité de malades se retrouve à la rue, ou en prison, la plupart abandonnés par leur famille.
  • De même que pour l'hôpital public, la situation des EHPAD et des établissements psychiatriques est alarmante, secteurs totalement sinistrés.
  • Les personnels demandent des conditions de travail humaines, avec davantage de temps de présence auprès des malades et moins de bureaucratie.
  • Pour les soignants :
    – des crèches 24h/24, gratuite pour les plus démunis ;
    – Souplesse des horaires ;
    – Revenir à plus de convivialité en donnant plus d’autonomie dans la gestion de l’emploi du temps et l’organisation du travail.
  • Prise en compte de l'électro-hypersensibilité : les personnes touchées ne peuvent pas aller dans n’importe quel lieu. C'est aussi un handicap
    (potentiellement 35% en Europe devenir hypersensibles à l’avenir, = à ne plus pouvoir se déplacer, donc ne plus pouvoir travailler).

CPAM - Cotisations / Remboursements

  • Protéger la CPAM. Pour une Sécurité sociale universelle (cotisations, contributions solidaires), prise en charge de tous les soins à 100% et suppression des mutuelles.
  • Stop à l’incohérence des réformes de la Sécurité sociale quant aux dispositions de la franchise médicale qui induit toujours plus de prélèvements
    et touche les couches sociales les plus démunies.
  • Plafonner les dépassements d’honoraires très élevés des médecins en clinique privée.
  • Comme pour les médicaments : pourquoi ne pas faire du matériel « générique », avec tarif social ?
  • Pour que les personnes migrantes ne soient plus à la Secu mais à la CMU.
  • Alimenter les comptes de la CPAM avec l’argent de la fraude fiscale.
  • Augmenter les cotisations des très gros revenus.
  • Augmenter les tranches de l'IR pour faire contribuer les hauts revenus.
  • Tarification des mutuelles adaptée - On constate beaucoup d’abandon de soins à cause des coûts.
  • Pour le remboursement de l’Homéopathie.
  • Avoir plus d’information sur les cotisations : points de retraites (spéculation), points servis.

Public / Privé

  • Réorganiser le système de santé pour tous. La santé doit être un service public régulé et non un service marchand.
    Le transfert des services publics vers le privé creuse les inégalités.
  • Taxer les cliniques privées et reverser cet argent aux hôpitaux publics qui soignent tout le monde, pauvre ou riche
  • La santé ne doit pas être organisée par les lobbys pharmaceutiques (formation des médecins, pénuries pharmaceutiques…).
  • Contrôle des médicaments beaucoup plus exigeant
  • Demande d'un moratoire sur la répertoriation et le coût des médicaments. Pourquoi la disparition de médicaments pas chers et efficaces ?
  • Indépendance de toutes les instances de santé par rapport aux lobbies pharmaceutiques.
    Nationalisation des laboratoires pharmaceutiques
  • Investir dans la recherche médicale qui devrait être publique.
  • Augmentation des moyens dans tous les domaines sociaux.

Invalidité, Handicap, Personnes très dépendantes

  • Retraite suite à une période d’invalidité : le montant de la retraite ne doit pas être inférieur à la pension d'invalidité.
  • Versement des aides aux personnes handicapées à vie. Elles sont supprimées quand on atteint 60 ans : c'est injuste ! Une personne handicapée est handicapée à vie.
  • Fixer un revenu décent (1500 € net de revenu minimum) pour les personnes qui cumulent invalidité handicap et retraite.
  • Les pensions des ex-invalides retraités ne doit pas être en-dessous seuil de pauvreté. Pas d'exclusion sociale.
  • Stop à la chute vertigineuse des revenus salariés substitués par les pensions d’invalidité 2ème catégorie.
  • AAH Allocation Adulte Handicapé de 875 euros que l’on perd quand on est en couple, car conditionné aux revenus;
    Elle doit être revalorisée et ne pas dépendre des revenus du conjoint.
  • Avoir accès à la CMU quand l’AAH ou une pension d’invalidité sont les seuls revenus.
  • Suppression des franchises médicales pour les handicapés et invalides en ALD (Affection de longue durée),
    réforme incohérente de la sécurité sociale qui touche les personnes les plus démunies.
  • Problème d'accessibilité pour aller en ville en fauteuil roulant :
    – Adapter les rues et trottoirs et aménager les lieux publics
    – Aménager les bus
  • Handicap et urbanisme : quand on est handicapé, on n’est plus à même de savoir ce dont on a besoin. ​Tenir compte de l’expertise des destinataires des mesures.
  • Besoin de solidarité : ex. aider à pousser les fauteuils.
  • Augmenter le nombre et la formation des AVS.
  • Reconnaissance des aidants, augmentation des lits en hébergement temporaire pour les personnes très dépendantes.
  • Développer et améliorer les structures accueillant les handicapés et les personnes âgées. Développer l’ergonomie.
  • Revenir à la Loi du 31 mai 1983 pour le cas des personnes invalides partant en retraite :
    le montant de la retraite ne pourra être inférieur au montant de l’invalidité. Actuellement, perte de 25 %.
  • Plus d’accès aux services publics.
  • Revoir les transports, l’aménagement des trottoirs pour les handicapés et personnes âgées ici à St-Brieuc.
  • Prise en charge du coût des voitures adaptées, trop chères.
  • Le crédit d’impôt pour aménagement d’une maison doit tenir compte de l’invalidité, en plus des ressources.
  • Création de logements sociaux adaptés (supprimé de la loi ELAN) Suppression de l’article 18.
  • Suppression de la TVA sur tout le matériel technique et médical.
  • Mettre en place des crédits à taux zéro pour permettre l’achat immédiat de matériel.
  • Revenir sur la loi 2005 pour l’intégration des personnes en situation de handicap.
  • Les écoles ne sont pas prévues pour, pas d’accompagnement. Pas de formation ou mauvaise formation des enseignants.
    Voir le guide de la Loi handicap (avril 2006)… http://www.mdph64.fr/uploads/tx_arccg64/guide_de_la_loi_du_handicap_01.pdf
  • Obliger les entreprises, à l’aide d’une amende importante, à embaucher 6% de travailleurs handicapées (seulement 3% actuellement, elles préfèrent payer l’amende).
  • Ouvrir des places dans les ESAT et les IME.
  • Aide (accompagnants, places…) pour l’accueil des enfants handicapés dans les écoles.
  • Les IME :
    – Accompagnement après la sortie des enfants à 20 ans (ils se retrouvent dans des mouroirs avec des personnes pas formées).
    – Créer des postes d’éducateurs, augmenter les moyens et le matériel
    – Moyens d'accompagnement des familles qui sont livrées à elles-mêmes.
  • Salaires décents pour les personnes travaillant en ESAT (actuellement surexploitées) et retraite décente car complément supprimé.
  • Handicap chez les jeunes : développer une formation plus adaptée. Il y a peu de travail et encore moins pour les personnes handicapées
    (maintenant des “moniteur-éducateurs”… moins bien formés, et moins payés).
  • Les taux ou seuils de handicap à revoir. Ex. la surdité, un handicap caché :
    sous un certain seuil, pas de pension ou d’aide alors que besoin de soins (implants coûteux) et d’un suivi scolaire constant.
  • En psychiatrie, parent pauvre de la santé : améliorer les moyens, et augmenter le nombre de postes dans tous les établissements publics
  • Les employées du CIAS (Centre Intercommunal d'Action Sociale) ont une grande amplitude des heures en journée (plus de 60 h/semaine).
    Il faudrait qu'ils travaillent en 2 équipes pour bien faire.

Sur ce sujet, voir toutes les propositions sur la plateforme Bretagne gilets jaunes ici

Déserts médicaux

  • Supprimer le Numerus clausus - Manque de médecins spécialistes.
  • Régulation de manière contraignante à l'installation des médecins dès la sortie de l'école de médecine sur ces zones, après expression de la population.
  • Obligation à tout médecin après son diplôme d’exercer dans les zones sous-dotées.
  • Ouverture de maisons médicales - Contraintes/incitations pour qu'ils travaillent dans le public et à s'installent dans les désert médicaux.
  • Former plus de médecins et de personnel soignant en fonction de l’évolution de la population.
  • Augmenter le ratio personnel soignant / patients en fonction des disciplines.
  • Création de centres de santé avec personnel mobile pour les personnes âgées et handicapées ;
    avec médecin, assistantes sociales, secrétariat internet.

EPHAD - Personnes âgées

  • Augmentation des effectifs dans les EHPAD.
  • Augmentation du nombre de lits !
  • Revoir le coût des maisons de retraite et des EHPAD. Qu’elles accueillent à un coût raisonnable.
  • Créer des maisons de retraites à taille humaine (pas plus de 20 personnes) dans les quartiers.
  • Mettre en place des mesures pour pouvoir accueillir les personnes âgées en famille.
  • Pour les retraites des invalides, revenir à la Loi de 1983 : le montant de la retraite ne peut être inférieur à celui de l’invalidité.
    Ou qu’elle soit considérée invalide à vie, sans baisse de pension.
  • Grand nombre de personnes âgées isolées, avec peu de revenus, malades, ne pouvant pas se servir d’internet… Elles ne peuvent vivre dignement.
  • Revalorisation des pensions permettant aux personnes âgées une « existence décente ».
  • Pour l’égalité devant les services, fin de l’obligation des démarches sur internet : garder pour toutes les formalités la possibilité de les faire physiquement à un accueil.
    En cas d’incapacité, pouvoir bénéficier à domicile des compétences par de jeunes en service civil pour toutes les démarches en ligne.
  • Légiférer pour améliorer la fin de vie : partir parmi les siens, dignement et sans souffrance (1500 euros en Suisse).
  • Contrôle plus grand de l’Etat sur les EHPAD pour plus d’humanité et le contrôle des finances.
  • Créer des organismes de contrôle indépendants pour les EHPAD, les foyers, les hôpitaux ;
    qu’ils puissent être saisis par les patients ou leurs proches en cas de maltraitance, pour porter plainte en « nom propre ». 
  • Ne pas laisser les Maisons de retraites aux mains de sociétés financières qui privilégient la rentabilité mais pas l’humain ni l’intérêt général :
    coûs élevés et maltraitance par manque de personnel.
  • Plus de solidarité : réelle prise en charge de la grande dépendance par la Sécurité Sociale.

Enfants placés

  • Pour les jeunes en dispositif d’accueil qui n’ont pas de projet scolaire, ni professionnel, ne pas les mettre dehors brutalement.
    C’est un abandon qui se rattrape très difficilement, et un grand nombre ne s’en sort pas (SDF).
    Les accompagner vers un projet enseignement ou professionnel.
    Caution publique quand ils recherchent un logement.
  • Etat des lieux alarmants, de nombreux cas signalés :
    Maltraitance, enfants abusés, que ce soit en familles d’accueil ou en foyers ;
    Opacité sur certains jugements ôtant des enfants à leurs parents ;
    Non accès des parents aux pièces de dossiers les concernant ;
    ​Cas de dysfonctionnement de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance)
    –> De la responsabilité des Départements, urgence d’une enquête parlementaire
    –> Sans attendre, augmentation de postes pour contrôler l’effectivité de la protection de l’enfance et les conditions de leur placement.
    –> Plus de mise à la rue de jeunes à peine majeurs. Accompagnement dans la durée.
    –> S’attaquer aux causes de cette misère sociale plutôt que d’y coller des pansements : par l’amélioration des moyens d’existence et l’éducation.

Voir les ateliers et débats sur ce thème :

Trégueux 8 février 2019

St-Brieuc 17 février 2019

Plérin 24 février 2019

Ploufragan 3 mars 2019

Hillion 8 mars 2019

Ajouter une revendication et/ou vos éventuelles solutions :

Commentaires

  • Jean Pierre Raumer
    • 1. Jean Pierre Raumer Le 18/02/2019
    Prélever les charges/cotisations sociales sur autre chose que le travail (tva par exemple) pour augmenter la compétitivité, éviter les délocalisations et le remplacement de l'humain par la machine.
  • jacob luc
    la non prise en compte des revenus du conjoint pour le calcul de l'AAH et le sujets des retraites ont encore été oubliés!
  • luc jacob
    je vous invite à recopier les 127 dépositions du site https://bretagne.plateforme-gilets-jaunes.fr/project/sante-solidarite-handicap/collect/depot-17

Ajouter un commentaire