Transition Écologique, Solidaire, Agriculture, Alimentation, Transports - ateliers et débat Hillion

Ateliers et débat 8 mars

Table 4 A

  • Domaine bien vaste on n'a pas tout dit…
  • Développement de filières alternatives : création d’emplois non délocalisables.
  • Interdiction progressive des pesticides (nécessaire adaptation technique et économique des exploitations). C'est trop dur de changer de modèle rapidement.
    Des familles sont en difficulté, c'est difficile de changer de système.
  • Développer les filières courtes. Il n'y a pas la place pour tous les producteurs. Il faut qu'il y ait des producteurs de masse.
  • Fluctuation des aides de la PAC. Pour les aides en agriculture conventionnelle, elles devraient être liées au cours mondial du produit
    et davantage éco-conditionnée (exemple du blé qui n'a pas généré de réduction d'aide alors que les cours étaient hauts).
  • Développement du bio, nous sommes en retard dans certains pays. Développement dans les cantines avec éducation des enfants au goût.
  • Mettre des moyens pour permettre l'accès au foncier pour faciliter le renouvellement des générations d’agriculteurs : aujourd’hui, une installation en Bretagne pour 3 départs.
  • Fin de la bétonisation des terres arables (disparition d'un département environ tous les 7 ans)
  • Habitat indigne : des aides à l'amélioration de habitat existent, mais développer la communication …
  • Mettre fin à la maltraitance animale, où met-on la barre ? Où met-on les priorités alors que beaucoup de suicides chez les agriculteurs.
    Certains se sentent stigmatisés voire sont attaqués (un agriculteur de l'Ain a été attaqué sur son tracteur alors qu'il désherbait sa parcelle d'orge.
    Il n'a pas forcément les moyens d'utiliser de la main-d’œuvre pour faire le travail autrement.

Synthèse des échanges sur ce thème

  • L’alimentation concerne tout le monde c'est pour cela qu'ils sont dans la visée de l'opinion publique. Quelque chose s'est mis à dériver dans le système.
    Les Techniciens agricoles sont liés aux coopératives. Ils sont là pour vendre des produits donc pas de (bons) conseils.
    Si on veut aller plus loin il faut que les politiques prennent leur responsabilité.
    L’INRA ne travaille qu'avec des fonds privés : les recherches sont faites en fonction de ces fonds.
    Il faut que le conseil revienne dans la sphère publique ! Idem pour l'INRA.
  • Ne pas transiger avec le glyphosate ; tout le monde en a dans le sang (cf l'action des “pisseurs involontaires de glyphosate” - Site en Bretagne : https://pig.log.bzh ).
  • La vie des gens est en danger ! On doit pouvoir trouver des alternatives.
  • Des expériences ont été menées, l'agriculture bio est plus favorable pour les agriculteurs que la conventionnelle.
  • La question est de changer, de passer de la monoculture à la polyculture sans intrants chimiques, replanter des haies pour retenir l'eau… et retrouver la beauté des paysages.
    Le système actuel est mortifère pour tous.
  • Relocaliser la production.
  • Il ne faut pas parler de prix, il faut parler de qualité. Comment faisaient les anciens qui s'en sortaient aujourd'hui les agriculteurs ne s’en sortent plus
    (dans la région de Loudéac, beaucoup d'agriculteurs vont au Resto du cœur).
  • Focus sur le glyphosate, mais ce sont les pesticides de synthèse en général.
  • Est-ce que dans l'air que l'on respire, il y a des pesticides ?
  • Expérience sur différents capteurs d'eau en Bretagne fait avec l'Atrazine, ce produit se répand avec le déplacements des nuages
    (c'est à Rennes qu'on a relevé le plus fort taux). L’atrazine a depuis été interdit.
  • Interdire les aliments - y compris ceux importés - contenant du glyphosate.
  • La situation des agriculteurs est difficile aujourd'hui dans le conventionnel, avec le bio ils ont de meilleurs revenus et une meilleure santé, d'où l'intéreêt de mesures incitatives.
  • Dans l'émission Cash Investigation, l'interviewer demande à l'agriculteur si ça ne lui fait rien de produire avec du poison et il répond « je pense d’abord à ma production ».
    On a mis dans la tête des agriculteurs qu'ils ne s'en tireraient pas s'ils changeaient leur mode de production.
  • La FNSEA vient de signer des accords avec les vendeurs de pesticides, peut-être faut-il changer de syndicat ?
  • Article dans Ouest-France : les aides pour les agriculteurs bio ne sont encore versées (actions de 2016 versées en 2018) y a quand même un problème.
    Pour les conventionnels, les subventions européennes 2017 sont à jour.
    – Une pétition circule en ce moment pour que l’argent soit débloqué pour les agriculteurs bio.
       Pétition : https://alaide.agirpourlenvironnement.org/
  • A-t-on besoin d'une production de masse, pour exporter ? Ne cause-t-on pas ainsi la perte des agriculteurs d'autres pays par nos prix bas ?
  • Reportage sur la production agriculture mondiale : avec le réchauffement climatique, de moins en moins de terres cultivables et de plus en plus de monde à consommer.
    Certains pays ne vont plus pouvoir cultiver. Donc l’exportation est utile.
  • Danger pour les pays de se voir exploiter leurs terres, leur eau, par des entreprises capitalistes qui après avoir pris s'en vont (ex de Coca Cola qui pompe l'eau au Salvador).
  • Maltraitance animale : les animaux sont des être vivants. Arrêtons les élevages industriels ! C'est d’ailleurs la première cause du réchauffement climatique
    et en plus il pompent tellement d'eau que cela crée de gros problèmes.
    – La diminution de la consommation de viande est impérative, et c'est aussi une question de santé publique.
  • Le bio ne va pas tout régler : l'industrialisation du bio aux aux Etats-Unis dans l’un des Etats a déstabilisé l'économie d'autres Etats.
  • Les grandes surfaces font du business avec le bio. Il faut qu'il soit local.
    Vendre des produits bio qui traversent les pays ce n’est pas la solution : marché local.
  • Le bio est très cher et les gens ne peuvent pas l'acheter. Le conventionnel c'est un problème, mais la population mondiale augmente.
    – Le bio est cher car les volumes de production sont faibles, la polyculture pourrait favoriser le qualitatif (donc plus nourrissant).
    De plus, quand on dit que le bio est cher, ne sont pas inclus les coûts induits par la nourriture non bio ainsi que la pollution de l'eau, les algues vertes en Bretagne...
    Tout cela nous le payons avec nos impôts.
  • Le bio c'est une étiquette ! Privilégier les produits locaux.
  • Si les produits bio étaient plus nombreux, ils seraient moins chers. Les sols s'appauvrissent du fait de l'utilisation des produits de synthèse.
    Problème de la qualité alimentaire.
  • Exploitation bio, de 10 salariés à travailler tous les jours. Ils gagnent plus qu'avec l’agriculture conventionnelle.
  • La loi Egalim : belle promesse pour changer les règles des prix entre l'agroalimentaire et la grande distribution.
    Mais c'est encore la grande distribution qui fait son beurre. C'est une nouvelle délinquance.

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